Château de Saint-Fargeau
Saint-Fargeau, un bel exemple de château remis au centre du village !
in

Remettons le château au centre du village !

Et si la France devenait riche de ses 40 000 châteaux

On peut concevoir que certaines personnes soient attachées à la préservation du noyau familial sur plusieurs générations. Mais cela suggère que les enfants aient plaisir à rester « au village », y trouvent un emploi et des loisirs en adéquation avec leurs attentes, leurs compétences et leurs besoins. Pour tout ceux-là, il est urgent de se rallier au panache blanc d’entrepreneurs qui seraient en capacité de remettre un château au centre du village.

Il va falloir bousculer les chevaliers noirs.

Aujourd’hui la notion de village, de lieu de vie d’une communauté peut prendre quelques dimensions internationales plaçant Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft (les GAFAM) au cœur d’un village virtuel en leur qualité d’animateurs de communautés. Ils vous proposent les emplois, les loisirs, la culture et tout ce qui fait notre quotidien. Mais ils participent à l’explosion des cellules familiales et à la délocalisation de l’emploi.

Les douves du château de Saint-Fargeau
Dans les douves du château de Saint-Fargeau, les préparatifs du spectacle historique

D’autres modèles vertueux :

L’exemple de l’Abbaye de Pontigny

Le Conseil Régional de Bourgogne Franche-Comté a signé une promesse de vente des bâtiments annexes de l’Abbaye de Pontigny à la Fondation Schneider. Ladite organisation est venue avec un projet qui sert toutes les populations et place l’Abbaye comme l’un des prochains phares du département et de la Région sur les plans touristique et économique. En effet, la Fondation propose d’offrir de l’emploi aux populations locales en relançant des productions bio labellisées Abbaye de Pontigny® . L’Abbaye de Pontigny attirera une population aisée avec une proposition de prestations haut de gamme. Enfin, le site de l’Abbaye sera un espace ouvert à la culture avec une maison d’artistes et un musée dédié à la Terre accueillant diverses expositions au fil du temps.

Point de richissime châtelain qui vit sur le dos des cerfs mais une fondation qui présente, sur le papier, un projet vertueux au service du territoire de la culture, de l’emploi et donc de la vie locale. Tout comme à Saint-Fargeau, on replace ici le château au centre du village !

Combien d’emplois directs et indirects autour du projets de la Fondation Schneider ?

Le regard historique de Julien Marquis

Les châteaux étaient des lieux de défense, de pouvoirs et de Justice. Mais les châtelains étaient également propriétaires de domaines qui procuraient de l’emploi et de la nourriture pour les habitants locaux. Ils étaient évidemment des lieux de culture et de richesses. Mais autour des châteaux quelques pratiques devenaient ‘un peu’ incompatibles avec un peuple animé par une soif de révolution élevant chaque homme au rang de citoyen.

Après quelques têtes sur les pics, apparaît une noblesse issue de l’Empire. L’avènement d’une nouvelle bourgeoisie offre une seconde vie aux monuments leur procurant des aménagements avec ‘toute la modernité de l’époque ». La réforme des successions participe au morcellement des domaines. Les châtelains ne parviennent plus à conserver le personnel nécessaire à l’entretien et à la vie de château. Alors même si les politiques d’après guerre subventionnent les monuments les plus intéressants, « les travaux d’envergure sont passés à la trappe » et de nombreux châteaux sont en quête d’un second souffle.

Les monuments qui ont su traverser l’Histoire sont ceux qui se sont ouverts au public sous l’initiative de châtelains faisant le choix de la diversification des revenus en gérant leur domaine comme de véritables chefs d’entreprises. Un credo défendu par Julien Marquis depuis une bonne vingtaine d’années, ce-dernier accompagnant les institutions, les propriétaires ou les néo-châtelains dans cette approche qui consiste à remettre le château au centre du village à l’image de l’Abbaye de Pontigny ou du château de Saint-Fargeau sur notre territoire et de tant d’autres domaines au niveau national.

Le château de Pisy dans l’Yonne

Forte de ses 40 000 châteaux, la France ne pourrait-elle pas induire 150 emplois indirects par monument historique en moyenne ? Ce serait juste 6 millions d’emplois au service du tourisme et de l’économie.

Des remparts face aux GAFAM

Dans la ligne de Pontigny et de Julien Marquis, on en vient à se dire que nos monuments plusieurs fois centenaires pourraient être le siège de nouvelles petites sociétés modernes alternatives. Elles offriraient de multiples emplois locaux, des richesses, de la culture, des produits sainement cultivés en utilisant les GAFAM comme des outils et non plus comme des chefs d’orchestre du XXIème siècle ! Vous en pensez quoi ?

Retrouvez le dernier article de Julien Marquis sur ce lien

Marchez dans les traces de notre ami en suivant la page du chasseur de châteaux nouvellement tissée sur 1089.fr

Qu'en pensez vous ?

Merci pour votre commentaire

Live so Chateaux à Ancy-Le-Franc avec Christina Hugot

Ancy-le-Franc a le vent en poupe…. ce soir

Application 1089 Aube et Yonne

Enfin l’application pour rester connecté au territoire